Les protecteurs de chocs du RIDE’STER

Les protecteurs de chocs du RIDE’STER

Le RIDE’STER est un jeans de haute technologie, il garantit un confort optimal, une grande liberté de mouvements ainsi qu’une protection répondant aux standards les plus élevés. En effet, Il garantit une résistance de plus de 32m à l’abrasion en cas de chute sur revêtement routier. De plus, le RIDE’STER intègre également des protecteurs de chocs réglables au niveau des hanches et des genoux de la marque A-XOC. Ces protecteurs de nouvelles générations homologués CE sont aussi confortables que protecteurs.   

Voici une petite vidéo Crash Test réalisée par A-XOC qui illustre parfaitement l’absorption des chocs par les protecteurs de chocs du RIDE’STER.

Interview à propos des protecteurs de chocs du RIDE’STER

Aujourd’hui Pierre Henry, créateur de la marque BOLID’STER nous parle des protecteurs de chocs, de leurs différents niveaux de protection et de leur intégration dans nos modèles de jeans au travers d’une petite interview.

Peux-tu nous faire un exposé sur ce sujet ? 

Depuis longtemps on utilise et même on impose des protecteurs de chocs dans les vêtements moto afin de protéger le motard lors d’une chute. La vérité est que cette protection est très faible au regard des énergies en jeu. Par exemple, les casques sont testés à 27km/h…  En ce qui concerne l’abrasion, l’ARMALITH permet de gérer 100% de l’énergie d’une chute à moto sur revêtement routier y compris à des vitesses d’impact de 45Km/h, 70Km/h ou 120Km/h.  Dans 70% des accidents moto le pilote souffre d’abrasion et/ou lacération aux jambes. C’est pour cela que nous attachons une importance primordiale à la protection abrasion exactement à l’inverse des tendances et des normes. En ce qui concerne le risque choc, c’est beaucoup plus difficile.

Peux-tu nous parler de la norme concernant les protecteurs de choc ? Et nous expliquer ses différents niveaux ?  

C’est une norme basée sur la mesure de l’énergie résiduelle après un impact normalisé sur une tour de chute.  On a une enclume sur laquelle on dispose la protection à tester. Ensuite on a un percuteur en acier dont la forme est sphérique et le poids calibré (5Kg). On monte le percuteur à une certaine hauteur (1m), puis on le libère et il chute librement pour venir percuter le protecteur de choc. Vitesse de percussion 4,43m/s soit 16Km/h. Sous le protecteur de choc à tester, un capteur de force a été placé et mesure l’énergie résiduelle. L’énergie initiale appliquée selon la norme 1621 est exactement de 50KN 

  • Afin d’être homologués au niveau 1, les protecteurs de choc ne doivent pas laisser plus de 35 KN de force résiduelle. 
  • L’adoption du niveau 2  de cette norme oblige les équipements à obtenir une  énergie résiduelle moyenne de 20 KN. 

 Les protecteurs AXOC intégrés dans le RID’STER (indifféremment modèle 17, modèle II ou même le modèle III en préparation) passent allègrement le niveau 2 puisque l’énergie résiduelle est de 10KN…

Quelles sont les spécificités du niveau 2 ? 

Initialement le niveau 2 de la norme a été développé pour les dorsales, l’énergie initiale est la même (50KN) mais l’énergie résiduelle maximum autorisée est inférieure (18KN max pour le niveau 1 et 9KN max pour le niveau 2)

Qu’est-ce que tu entends par là ? 

Même avec un niveau résiduel de 10KN, l’énergie qu’il restera à « encaisser » par le pilote moto sera très élevée car en général les énergies initiales sont bien plus élevées d’une part en raison du poids du motard bien supérieur à 5kg…et d’autre part en raison de la vitesse d’impact, bien supérieure aux 16Km/h de la norme 1621.

Quel est l’intérêt de prendre cette norme comme échelle de qualité ? 

Cette norme fait référence et c’est bien comme ça, mais elle ne reflète pas vraiment les énergies mises en jeu lors d’un accident moto contrairement aux normes abrasion. 

  • Parce que la vitesse de 16KM/h n’est pas réaliste 
  • Parce que le poids de 5kg n’est pas réaliste 
  • Parce que l’énergie qui découle de 5Kg projetés à 16Km/h (50 Joules) est donc très loin de la réalité…imaginez un motard de 80Kg qui tombe à 50Km/h… 

 Ensuite, il y a plusieurs façons d’arriver à 50J, par exemple on pourrait imaginer plus de poids à une moindre vitesse ou au contraire moins de poids projeté à une vitesse supérieure (propriété de fréquence), cela conduirait toujours à une énergie de 50J mais alors les propriétés d’absorption du matériau protecteur seraient différentes.

Si on devait faire un résumé, que faut-il retenir sur la norme ?  

En résumé, la norme favorise les protecteurs de choc qui absorbent de l’énergie d’un impact de 16Km/h alors que certains matériaux seraient bien plus efficaces à une fréquence de 50Km/h par exemple. 

L’avantage du matériau utilisé par BOLID’STER sur son RIDE’STER est que l’absorption d’énergie est spectrale, c’est dire qu’elle s’applique sur une large gamme de fréquence de 5km/h à 150Km/h et non seulement à la vitesse fixe de 16Km/h imposée par la norme…CQFD 

Dernier élément à prendre en compte, l’énergie augmente proportionnellement à la masse. Par exemple, si on double la masse (ex 10Kg), on double l’énergie (100KN).   Mais l’énergie augmente avec le carré de la vitesse. En effet, si on double la vitesse (32Km/h), on quadruple l’énergie (200KN)   

Selon nous il faut d’abord attribuer de l’attention à la protection abrasion car on peut radicalement changer le bilan accidentologie. La protection choc est un leurre (excepté casque, dorsale, airbag bien sûr) même si toute protection est bonne à prendre le cas échéant. 

Un grand merci à toi pour tes explications très instructives sur le sujet.

2018-11-16T08:06:43+00:00

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