BOLID’STER, LA MARQUE ENGAGÉE DES JEANS ECO-RESPONSABLES

Articles, Chroniques

À partir de 2020, le site www.bolidster.com propose une rubrique ECO-RESPONSABILITE. Bien plus qu’une simple tendance, il s’agit d’un véritable engagement pour chacun des produits BOLID’STER, depuis leur conception jusqu’à leur fabrication. 

L’EMPREINTE CARBONE N’EST PAS L’UNIQUE MESURE À PRENDRE EN COMPTE 

Aujourd’hui, de plus en plus de marques se préoccupent de leur impact écologique et social. Mais ce mouvement n’est encore qu’embryonnaire. Chez BOLID’STER, nous faisons tout notre possible pour préserver l’environnement et adopter une démarche éco-responsable. 

L’empreinte carbone est un indicateur majeur. Cependant, il ne doit pas masquer les autres effets néfastes liés à la production d’un jean, comme la consommation et la pollution de l’eau, l’utilisation de matières chimiques polluantes et/ou de traitements toxiques pour les travailleurs, ou encore, le rejet de microplastiques dans nos océans. 

La consommation énergétique au cours du cycle de vie du jean (lavage, séchage, repassage…) ainsi que sa durée de vie et son recyclage sont également à prendre en compte. 

Tous ces paramètres régissent le niveau d’éco-responsabilité de ce vêtement iconique qu’est le jean. 

QUE FAIT BOLID’STER CONCRÈTEMENT ? 

En 2016, BOLID’STER lance sa première collection de jeans moto en ARMALITH®. La fabrication est alors sous-traitée en Tunisie et les jeans sont délavés (stone washed). 

En 2017, BOLID’STER rapatrie 100% de sa production en France, afin de mieux la maîtriser et de la rendre plus respectueuse de l’environnement. De plus, BOLID’STER choisit de commercialiser des jeans bruts et non plus délavés. La consommation en eau est alors considérablement réduite, les microplastiques sont traqués et éliminés et l’empreinte carbone est réduite de 80%. 

Cela vous parait impossible, peu crédible ou insuffisant ? Voyons cela en détail. 

UNE CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE MAÎTRISÉE 

« Le jean est un véritable globe-trotter : du champ de coton à la boutique, un jean peut parcourir jusqu’à 65 000 km, soit une fois et demie le tour de la Terre. Il est actuellement très difficile de connaître la provenance exacte de tous les éléments d’un jean, tant les étapes de sa fabrication sont éclatées à différents endroits du globe. Tous ces transports impliquent une consommation de pétrole et des émissions de gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques. » (Source ADEME France – Carnet de vie d’un jean).

Consommation énergétique : Usine en marche, centre commercial

Voici les différentes étapes qui nous ont permis de réduire de 80%* l’empreinte carbone des jeans BOLID’STER. 

*Consommation énergétique comparée à une fabrication Maghreb avec délavage 

1- Une production « douce » des matières premières 

Tout d’abord, une attention particulière est portée aux matières premières constituant l’ARMALITH® : la fibre UHMWPE nécessite moitié moins d’énergie** pour être produite que le Kevlar® par exemple.  

Ensuite, la fibre n’est pas texturée (opération d’extrusion énergivore, consistant à donner un toucher et un visuel « textile » à une fibre synthétique). 

Enfin, la fibre n’est pas craquée (procédé consommateur d’énergie permettant de donner une longueur de fibre pour imiter les fibres naturelles), elle est donc continue. 

De plus, le coton est approvisionné depuis la Grèce pour sa proximité et sa production responsable. 

**1 kg d’UHMWPE = 40 kg carbone / 1 kg de para aramide (ex : Kevlar®) = 80 kg de carbone. 

Tissage matière textile

2- Le choix du circuit court 

Les opérations de filature, teinture indigo, tissage et ennoblissement de l’ARMALITH® sont réalisées sur un seul et même site à Valence (Espagne). Les rouleaux de denim ARMALITH® sont ensuite acheminés par camion à notre atelier de confection en France. 

Les opérations de coupe, confection, contrôle qualité, conditionnement et expédition se font depuis Capbreton (France). 

À noter que la finition est réalisée à Bordeaux, ce qui donne un circuit total de 1 000 km depuis le fil jusqu’au jean fini. 

3- Une fabrication à froid 

Tous les process de fabrication du tissu ARMALITH® (filature, teinture indigo, tissage, ennoblissement) et de confection des jeans BOLID’STER (coupe, assemblage, délavage, conditionnement) sont réalisés à froid. C’est une première mondiale pour un tissu stretch. Car tout tissu stretch doit normalement subir une thermofixation de son élasthanne à 180°C. Or, la température maximale autorisée pour la production d’ARMALITH® à base de fibres UHMWPE est de 87°C.

tissage de l'armalith

Cette contrainte s’applique tout au long des étapes de fabrication et d’utilisation des produits confectionnés en ARMALITH®. 

BOLID’STER a fait de cette contrainte un véritable atout. Des investissements importants ont d’ailleurs été réalisés et de nombreuses innovations sont nées de cette contrainte. Les bénéfices n’en sont que meilleurs :  

C’est donc grâce à une sélection rigoureuse des matières premières, un circuit logistique court et une fabrication à froid sur tout le cycle du produit que nous parvenons à réduire de 60% à 80% l’empreinte carbone de la production des jeans BOLID’STER. Cet effort est renforcé par d’importantes économies d’énergie générées par la durée de vie des jeans BOLID’STER.  

UNE CONSOMMATION D’EAU ET DE PRODUITS CHIMIQUES LIMITÉE 

« Pour produire un jean, il faut en moyenne 6 000 à 10 000 litres d’eau. Pour suivre la tendance, les jeans sont délavés, blanchis, surteints, usés, déchirés… Autant de traitements qui augmentent les impacts environnementaux et sanitaires, et qui réduisent la durée de vie du produit. Les usines de production et de traitement du fil et de la toile de coton rejettent des eaux usées, chargées de produits toxiques, qui seront traitées en station d’épuration si une législation est en vigueur dans le pays, ou bien si des logos environnementaux et des fabricants l’exigent. Mais avant de songer à limiter une pollution, autant agir à la source ! C’est ce que font certains fabricants plus responsables en utilisant des produits moins toxiques, en explorant de nouvelles technologies pour délaver ou user le denim, voire en lançant des modèles en denim brut » (Source ADEME France).

Tissus de toutes les couleurs

Voici les différentes techniques qui nous ont permis de réduire massivement la consommation et la pollution de l’eau lors de la fabrication des jeans BOLID’STER. 

1- Le choix des matières 

Tout d’abord, nous nous approvisionnons en Grèce pour l’achat de notre coton, où les projets d’agriculture alternative fourmillent grâce aux programmes européens. 

La culture du coton demande une quantité d’eau très importante. Nous n’utilisons que 50% de coton dans la composition de l’ARMALITH®. Donc moins de coton, c’est aussi moins de consommation d’eau. 

2- Une teinture à sec 

La teinture du fil indigo, généralement très gourmande en eau, se fait à sec. En effet, l’usine Royotec qui fabrique en exclusivité l’ARMALITH® bénéficie d’une autre exclusivité née en 2019 : le Dry Indigo®.  

tissage du fil armalith

Lorsque l’on compare le Dry Indigo® aux techniques traditionnelles, le Dry Indigo® utilise 100% d’eau en moins pour la teinture, 89% de produits chimiques en moins, 65% de réduction de consommation d’énergie et aucune décharge d’eau. 

3- Un design assumé 

BOLID’STER à fait le choix du jean brut, qui offre un look authentique. Grâce à ce positionnement, aucun délavage n’est nécessaire, ni l’utilisation de produits chimiques, ni de sablage. Pour un jean, la consommation d’eau passe de 200 litres (délavage classique au Maghreb) à 3 litres. 

Homme qui porte un jean BOLID'STER et tient un jean bolidster usé

Ainsi, acheter un jean brut, c’est être plus stylé, mais également choisir un vêtement plus écologique.  

À noter que quelques produits BOLID’STER sont délavés afin de répondre à la demande de nos clients. Cette opération s’effectue alors chez notre sorcier à Bordeaux grâce à l’Eco Bleach  qui ne consomme que 20 litres d’eau par jean. Même avec un produit délavé nous nous efforçons de limiter au maximum la consommation d’eau. 

Enfin, tous les jeans BOLID’STER sont labélisés Oeko Tex 100 (système de contrôle et de certification sur les substances nocives), REACH (règlement européen) et  ECO Friendly Factory ou Textile Exchange. Mais nous attribuons une importance modérée aux labels, car notre entreprise de petite taille nous a permis de fixer des objectifs  vraiment plus élevés en termes de lutte contre la pollution et d’utilisation de produits chimiques. 

C’est donc grâce à une action sur les matières premières, sur la teinture indigo et sur le choix du brut que nous parvenons à réduire drastiquement la consommation d’eau et l’usage des produits chimiques lors de la fabrication des jeans BOLID’STER. 

L’ABSENCE DE MICROPLASTIQUES 

« La majorité de nos vêtements  sont en plastique », souligne Imogen Napper, chercheuse à l’université de Plymouth. « Nous pensons que le lavage de nos vêtements  pourrait être une des sources principales de la  pollution plastique  dans l’environnement », poursuit-elle, qualifiant d’« effrayante » cette pollution « invisible »  qui perdurera « au moins de notre vivant». (Source Futura Science France 2020). « Plus du tiers des microplastiques rejetés dans les océans viendrait du lavage de textiles, selon l’organisation environnementale l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). » (Source Le Monde France 2019). 

poisson dans l'océan qui nage autour du plastique

La cause majeure de la pollution due aux microplastiques, ce sont les vêtements « jetables », proposés à faible coût par certaines grandes enseignes. Elles comportent des fibres moins nobles, c’est-à-dire des fibres courtes, souvent à base d’acrylique, de polyester, ou de polyamide qui se dégradent très difficilement dans la nature. Lors de chaque lavage, une partie de ces fibres se « détache » du vêtement (boulochage, peluche…) et part dans le réseau d’égouts, puis dans les océans. Les conséquences sont multiples et encore mal appréhendées, mais il semble que la faune et les micro-organismes les ingèrent. Cela les empoisonne et pourrait même modifier leur ADN, selon certaines études. 

Voici la technologie qui nous a permis d’éliminer tous les microplastiques des jeans BOLID’STER :  

« L’architexture » de l’ARMALITH® permet d’utiliser une fibre de renforcement emprisonnée dans une « peau » textile en coton. Le coton étant biodégradable, portons notre attention sur la fibre de renforcement. L’architexture brevetée de l’ARMALITH® utilise des fibres de grade industriel ou aérospatial, c’est-à-dire non-textile. Surtout pas du polyester ou de l’acrylique, mais plutôt un polymère noble en filaments continus (fibres sans fin).  Ce polymère, à la pointe de la technologie, est le polyéthylène à ultra haut poids moléculaire (UHMWPE). Il est aussi utilisé en tendinoplastie (chirurgie humaine) car il est biocompatible et fongicide.

fil armalith

En résumé, cette fibre : 

C’est donc grâce à une architexture innovante et à l’utilisation de fibres non-textiles que nous parvenons à éliminer les microplastiques des jeans BOLID’STER. 

MAIS EST-CE SUFFISANT ? 

Homme qui marche sur la plage

Pas du tout ! Tous ces efforts et progrès découlent d’un état d’esprit engagé, d’une philosophie responsable qui pèsent de tout son poids à chaque étape de conception des produits BOLID’STER. 

Nous portons une attention particulière sur le bien-être au travail ainsi que sur le respect de la législation et de la fiscalité. En effet, nous avons choisi de relocaliser notre production en France afin de garantir aussi un salaire décent et une couverture sociale aux travailleurs qui confectionnent nos jeans.  

Mais ce n’est que le début, la route, pour réduire l’empreinte que les jeans infligent à notre planète lors de leur production, est longue et semée d’embuches…