Normes CE pour un pantalon moto en jean 2017-06-26T11:54:19+00:00

Que penser des Normes CE pour un pantalon moto en jean…

Contre toute attente, BOLID’STER a choisi de ne pas faire marquer CE ses produits. Il y a 3 raisons qui justifient ce choix. Tout d’abord car la norme CE pour équipement de loisir n’est toujours pas prête, ensuite parce que les marquages CE actuellement utilisés n’ont aucune valeur, enfin parce que les niveaux d’exigences actuellement utilisés sont trop bas pour BOLID’STER.

Le contexte normatif

  • La directive européenne 89/686/CEE prévoit que les équipements qui clament une protection contre les risques de séquelles permanentes sont classés EPI (équipements de protection individuelle)
  • Pour contrôler le domaine et le niveau de protection certifiés, les équipements sont soumis à des tests selon les normes en vigueur. Problème, la seule norme moto existante (CE-13595-1) a été développée pour des activités professionnelles (Courses sur circuits 7 secondes, douaniers, policiers, coursier…etc 4 secondes)
  • Une norme adaptée aux loisirs et aux activités urbaines (1,8 secondes de résistance à l’abrasion) est à l’étude depuis des années (protocole EUROGIP), et chaque année, on nous promet que cette norme va être obligatoire l’an prochain…
  • De ce fait, les fabricants peuvent certifier eux-mêmes leur vêtements moto et obtenir le logo CE, cette méthode s’appelle « à dire d’expert ». Cela débouche sur une confusion générale au niveau du marché.

Le point de vue de BOLID’STER

  • Cette confusion générale n’est pas combattue en France car certains pensent qu’elle protège le marché français des importations.
  • BOLID’STER est avant tout un puissant laboratoire de l’ARMALITH et dispose d’un accès à tous les moyens techniques qui ont permis le développement du denim le plus solide au monde, à commencer par la machine abrasion du Dr Wood (utilisée pour la norme professionnelle 13595-1)
  • De ce fait, les performances abrasion atteintes par les produits BOLID’STER sont très supérieures à tout ce qui est commercialisé à ce jour en termes de jeans moto.
  • Il serait donc dommage de les marquer CE et ainsi de les ramener au niveau de jeans kevlar d’importation qui selon nous, ne protègent pas suffisamment en cas de contact incontrôlé sur revêtement routier…et ainsi contribuer à la confusion générale dans l’esprit du consommateur. Ce serait contraire à l’éthique qui nous anime.
  • En effet, à ce jour, il est possible de marquer CE un jean qui n’aurait AUCUNE protection à l’abrasion mais qui proposerait des protecteurs de choc (EN-1621). A l’inverse, les JEAN’STER et JENY’STER ne peuvent être marqués CE car ils ne proposent pas de protecteurs de choc.

L’approche sécuritaire de BOLID’STER

  • Quand il est possible d’insérer des protecteurs de choc dans les vêtements nous le faisons (protecteurs CE niveau 2, vêtements ergonomiques conçus pour l’intégration et l’ajustement de ces éléments…) mais nous ne nous leurrons pas, la protection choc en moto est inefficace (excepté casque et dorsale niveau 2) et les tests sont très peu exigeants (force de 50 joules…)
  • La protection abrasion en revanche peut changer radicalement le bilan accidentologie car les forces absorbées (ou pas) sont en Kj (en milliers de joules…)
  • BOLID’STER utilise pour ses JEAN’STER et JENY’STER une ARMALITH qui a été testée selon le protocole 13595-2 à plus de 2,5 secondes de résistance à l’abrasion, mais aussi des coutures sécurisées, une résistance élevée à la traction, la perforation, l’éclatement, la coupure, la déchirure amorcée… autant de paramètres pas ou peu appréhendés par les normes.
  • BOLID’STER utilise pour son RIDE’STER une ARMALITH qui a été testée selon le protocole 13595-2 à plus de 4,5 secondes de résistance à l’abrasion, mais aussi des coutures sécurisées, une résistance élevée à la traction, la perforation, l’éclatement, la coupure, la déchirure amorcée, la coupe ergonomique, le bouclier thermique au fessier… autant de paramètres pas ou peu appréhendés par les normes. Le seul élément du RIDE’STER qui est appréhendé par la norme est sa protection choc aux hanches et aux genoux de niveau 2

La communication de BOLID’STER

  • Etant donné que le protocole de la norme professionnelle 13595-2 est calé sur une vitesse de la bande abrasive à 8m/s, nous préférons communiquer en nombre de mètres de glissade sur goudron. Cela donne un aperçu plus réaliste de l’espérance de protection lors d’une chute moto.
  • Le JEAN’STER et le JENY’STER procurent une protection de plus de 20m en cas de chute moto incluant l’impact initial. (exemple : Voir notre article sur Rémi Arromba, pilote de downhill qui a usé le jeanster 2016 pendant 1 an avec des chutes lors de descentes)
  • Le RIDE’STER procure une protection de plus de 32m en cas de chute moto incluant l’impact initial.
  • A titre de comparaison un jean épais (Levis® des années 80) tient 4m et un Diesel® d’aujourd’hui 0,5m. Les jeans « Kevlar® » tiennent entre 0,5 et 3 secondes soit 4m à 24m, mais pas au niveau des coutures…et ce point n’est aucunement pris en compte par la norme…

En conclusion

  • BOLID’STER ne peut (et ne doit) suivre l’inefficacité du marquage CE en l’état.
  • Ce devrait être à la norme de prendre en compte les avancées technologiques d’une part et les besoins des consommateurs d’autre part, mais la péréquation exclurait la quasi-totalité des fabricants ou abaisserait (et cautionnerait) des niveaux de protection bien trop faibles. CQFD
  • Si vous avez lu jusqu’ici, vous méritez un scoop : BOLID’STER travaille sur une ARMALITH > 7 secondes et ces résultats ont déjà été obtenus dans notre labo…